Dessin Stéphane Sabourin

On peut diviser les rôlistes en trois grandes familles, qui correspondent d’ailleurs aux trois écoles classiques du jeu de rôle :

1. Joueurs optimisateurs (powergamers)

  • Motivation principale : Maximiser l’efficacité de leur personnage.
  • Style de jeu : Ils aiment maîtriser les règles, optimiser les caractéristiques et enchaîner les situations où leurs compétences sont utiles.
  • Exemple type et humoristique : Dans Farador, ils peuvent jouer un archimage niveau 57 qui prépare tous ses sorts à l’avance ou un paladin niveau 66 qui planifie chaque combat pour être le plus efficace possible. L’objectif : un personnage hyper performant, peu importe la situation.
  • Interactions avec le MJ : Ils apprécient les défis tactiques, mais peuvent être frustrés si le MJ prend trop de libertés avec les règles.
  • Particularité : Être powergamer ne signifie pas nécessairement être un « grosbill » (tricheur ou abusif).

2. Interprètes (roleplayers / narrativistes)

  • Motivation principale : Développer le personnage et raconter une histoire cohérente.
  • Style de jeu : Création de PJ complexes avec un background riche, décisions prises en accord avec la personnalité du personnage, même si les conséquences sont négatives.
  • Exemple type : Un joueur qui préfère intrigues politiques et dilemmes moraux à l’accumulation de trésors ou d’expérience.
  • Interactions avec le MJ : Ils apprécient les scénarios riches en narration et immersion. La cohérence et la profondeur des situations sont primordiales.
  • Risque : Si le narrativiste tire trop la partie à lui, il peut monopoliser le temps de jeu et empêcher les autres joueurs de s’exprimer.

3. Farfelus (loonies) - mainstream

  • Motivation principale : S’amuser et passer un bon moment, souvent de façon légère et humoristique.
  • Style de jeu : Ils plaisantent constamment, détournent les règles, et transforment la partie en moment fun et décontracté, souvent plus cartoon que dramatique.
  • Particularité : Jouent aussi bien à des jeux de rôle traditionnels qu’à des jeux de plateau ou des parties apéritives / one-shot. L’important est le rire et le plaisir immédiat.
  • Exemple humoristique : Ils adorent les situations absurdes et inattendues. Certaines parties prennent la forme de parties « Scoubidou », où tout peut arriver et les situations s’emmêlent comme dans un cartoon.
  • Interactions avec le MJ : Peu importe le scénario ou les règles : ils improvisent, créent des situations absurdes et attendent du MJ qu’il suive le rythme et le ton de la partie.

Conclusion fun

On ne peut pas ranger les joueurs dans des cases… mais savoir qui est qui, peut éviter que la partie ne parte complètement en vrille ou en sucette, entre jets de dés rageurs, plans tordus et situations WTF ! Attention aux mélanges des genres.