Dans la droite lignée de Berlin XVIII, déjà produit par l'écurie Siroz, COPS vous entraînera tout droit dans le quotidien peu réjouissant du commissariat central de Downtown LA, avec son lot d'enquêtes, de vacheries administratives, de guerres des polices, de ripoux et de héros sous-payés, le tout au sein d'une unité qui a (en principe) toute autorité sur le Comté de Los Angeles - et le troisième taux de mortalité de la police. Mais si les personnages sont tous appelés à porter le même uniforme, le jeu n'en demeure pas moins varié en termes de carrières proposées : le COPS rassemble 200 flics de tous les horizons possibles, qui se doivent d'être aussi habiles au Colt Afrikaneer qu'avec un tube à essai, de manière à "Servir et Protéger" au mieux le contribuable californien.
Le système de jeu se veut quant à lui des plus fluides et fidèles à l'univers : lancez autant de d10 que le score de telle caractéristique (entre 1 et 5), le but étant d'obtenir avec chaque dé un score égal ou supérieur à votre compétence (vous l'aurez compris, plus une compétence est élevée, moins le personnage est bon), de façon à réunir entre 1 et 5 réussites selon la difficulté de l'action entreprise. L'initiative ne laisse aucune place au hasard : chaque joueur décide du moment auquel il intervient, mais plus il agit rapidement, plus il obtiendra de malus, et vice versa. Il est à noter que ce système se veut meurtrier : en dépit des protections et armures, les points de vie défilent ainsi à vitesse grand V : la police a besoin de flics prudents et raisonnables, pas de têtes brûlées qui finiront rapidement avec une médaille à titre posthume...